La DBS Superleggera est le vaisseau amiral du plan « Second Century ». Aston Martin l'annonce le 26 juin 2018 pour remplacer la Vanquish S, avec un mandat clair : aller chercher la Ferrari 812 Superfast, alors la référence du grand coupé à moteur avant.
Le nom réunit deux emprunts. DBS n'avait plus servi depuis 2012, et le suffixe italien, qui signifie super légère, renvoie à la DBS de 1967. La voiture reprend la plateforme de la DB11 et le V12 5,2 litres biturbo AE31, poussé à 725 chevaux et 900 newtons-mètres. Les 340 km/h annoncés et les 3,4 secondes de 0 à 100 km/h comptent moins que la reprise : 4,2 secondes pour passer de 80 à 160 km/h sur le seul quatrième rapport, chiffre qu'Aston Martin met en avant plutôt que ses accélérations départ arrêté.
Les panneaux de carrosserie sont en carbone. Un diffuseur arrière de conception aéronautique et un profil travaillé produisent 180 kilos d'appui à vitesse maximale, davantage que toute Aston de série avant elle, sans aileron apparent. Les jantes forgées de 21 pouces complètent l'allègement. La Volante suit en avril 2019.
Sa carrière se lit surtout à travers ses séries limitées, la marque en ayant multiplié les déclinaisons : DBS 59 en 24 exemplaires, TAG Heuer et On Her Majesty's Secret Service à 50 chacune, Concorde à 10, et une 007 Edition à 25 exemplaires. La voiture apparaît par ailleurs dans Mourir peut attendre, sorti en 2021, aux côtés de la DB5 et de la V8.
Sur le marché de l'occasion, la fourchette reste large. The Classic Valuer situe la moyenne britannique à 197 831 livres, entre une vente à 87 438 livres chez Bring a Trailer en août 2025 et un record à 414 000 livres chez Bonhams en juin 2022 ; classic.com donne 227 430 dollars de moyenne, les annonces de 2026 s'étalant de 180 000 à 270 000 dollars. La 007 Edition tient la tête, à 400 000 dollars.
La lignée s'achève en 2023 avec la DBS 770 Ultimate, dernière Aston à recevoir ce V12 dans cette configuration.