La Valkyrie est née d'un pari : construire une voiture de route dont la conception obéirait aux règles de la Formule 1. Aston Martin l'a menée avec Red Bull Advanced Technologies, à partir du concept AM-RB 001 présenté en 2016, et Adrian Newey en a signé l'aérodynamique.
Cosworth a conçu pour elle un V12 6,5 litres atmosphérique entièrement nouveau. Les quatre arbres à cames sont entraînés par pignons depuis l'arrière du vilebrequin, la distribution devant rester juste à 11 000 tours. Habillé, le moteur pèse 206 kilos, moins que la plupart des V8 de série. Il délivre 1 014 chevaux à 10 500 tours, auxquels s'ajoute une unité de récupération d'énergie logée sur l'arbre d'entrée de la boîte Ricardo à sept rapports, qui apporte environ 160 chevaux. Le total annoncé s'établit à 1 176 chevaux, les publications relevant des valeurs comprises entre 1 140 et 1 160 chevaux SAE selon la méthode de mesure.
Les chiffres de vitesse maximale divergent selon les sources : certaines annoncent 402 km/h, quand la communication d'Aston Martin s'en tient à environ 320 km/h, la version AMR Pro réservée à la piste étant créditée de 362 km/h. La fiche ne tranche pas. L'appui aérodynamique, lui, atteint près de 1 800 kilos. La Valkyrie a signé le tour le plus rapide de Silverstone pour une voiture de série, en 1 minute 56 secondes et 42 centièmes.
La production a couru de novembre 2021 à décembre 2024, pour 275 voitures : 150 coupés, 85 Spider et 40 AMR Pro.
Le marché a séparé les deux carrosseries. Les coupés se sont souvent revendus au niveau ou sous leur prix neuf, un exemplaire de 52 miles étant parti à 2,6 millions de dollars chez RM Sotheby's à Dubaï. Les Spider tiennent mieux : Broad Arrow a vendu le numéro 39 à Zurich en novembre 2025 pour CHF 2 706 250, prime et taxes comprises, et le record est monté à 4 735 000 dollars à Monterey en août 2026.