Le DBX est le premier SUV d'Aston Martin, et le pari industriel du plan « Second Century ». La marque n'avait jamais construit de véhicule surélevé, ni ouvert d'usine depuis Gaydon.
La direction voulait un modèle capable de porter les volumes et de financer les sportives. Aston Martin bâtit pour lui une usine à St Athan, au pays de Galles, et y lance la production en juillet 2020. Le DBX y reçoit un V8 4,0 litres biturbo Mercedes-AMG de 550 chevaux et 700 newtons-mètres, une boîte à neuf rapports à convertisseur et une transmission intégrale à différentiel central actif. Les 4,5 secondes de 0 à 100 km/h et les 292 km/h annoncés le placent dans le peloton des SUV rapides sans le mener.
Le calendrier a joué contre lui : ses premières livraisons se font dans le marché désorganisé de 2020. Les volumes montent tout de même, et le SUV devient la voiture la plus vendue de la marque, ce que la maison cherchait en le lançant.
La version de base n'a pas tenu. Dès 2023, plus de neuf clients sur dix commandent le DBX707, et Aston Martin retire le 550 chevaux du catalogue après le millésime 2024. Depuis, la gamme se compose du 707 et du DBX S.
Sur le marché de l'occasion, la décote est la plus forte de toute la production moderne de la marque. Edmunds relève une moyenne de 95 386 dollars sur 92 annonces, cars.com 138 612 dollars, et la vente la plus basse enregistrée descend à 70 000 dollars en juin 2026, pour un exemplaire de 2021. Un DBX de première génération coûte aujourd'hui une fraction de son prix neuf, ce qui en fait la porte d'entrée la moins chère du catalogue Aston moderne. L'écart entre millésimes reste large : CarGurus situe la moyenne des exemplaires récents à 120 457 dollars quand les 2021 les plus roulés passent sous les 85 000 dollars. Le millésime 2026 ne comporte plus de DBX de base, la gamme s'ouvrant désormais au 707.