La Vantage de 2018 succède à la voiture la plus vendue de l'histoire d'Aston Martin. Sa devancière avait tenu douze ans au catalogue ; celle-ci n'en fera que six, sans jamais retrouver le même volume.
Aston Martin la dévoile le 22 novembre 2017, un an après la DB11, comme deuxième pilier du plan « Second Century ». Elle en reprend la plateforme en aluminium collé, raccourcie, et le V8 4,0 litres biturbo que Mercedes-AMG fournit depuis l'accord avec Daimler. Marek Reichman abandonne la calandre haute des DB au profit d'une bouche large et basse, dessin qui tranche avec toute la production Gaydon précédente. La transmission ZF à huit rapports reste en position arrière, et la voiture conserve les seules roues arrière motrices.
À 120 900 livres, elle coûtait environ 30 000 livres de plus que le modèle qu'elle remplaçait et visait la Porsche 911 Turbo. La gamme s'étoffe ensuite : la Vantage AMR de 2019 reçoit une boîte manuelle Graziano à sept rapports, limitée à 200 exemplaires, le Roadster arrive en 2020, et la F1 Edition de 2021 porte la puissance à 535 chevaux en s'appuyant sur le rôle de voiture de sécurité officielle du championnat du monde de Formule 1, contrat que la marque décroche en 2021.
La décote a été rapide. Un exemplaire soigné se négocie autour de 65 000 livres au Royaume-Uni, soit près de la moitié du prix neuf, et classic.com relève une moyenne de 99 474 dollars pour la V8, avec une vente descendue à 51 250 dollars en décembre 2025. Les versions rares tiennent mieux : 136 195 dollars de moyenne pour l'AMR, 149 975 pour la F1 Edition. Sur le marché suisse, les millésimes 2019 tournent autour de CHF 120 000 à 128 000.
Cette génération sert de base à la Vantage restylée de 2024, qui reprend son architecture avec 665 chevaux et une présentation entièrement revue. Pour un acheteur qui cherche aujourd'hui l'entrée dans la marque, elle reste la proposition la plus directe.