L'AMR26 est la première Aston Martin de Formule 1 conçue sous la direction technique d'Adrian Newey et la première équipée d'un moteur Honda d'usine, le RA626H. Elle inaugure aussi une boîte de vitesses maison, séquentielle semi-automatique à huit rapports plus une marche arrière, là où l'écurie s'approvisionnait jusque-là chez son motoriste.
La monoplace roule pour la première fois le 27 janvier 2026 à Barcelone, lors des essais de pré-saison, et débute en course au Grand Prix d'Australie. Enrico Cardile occupe le poste de directeur technique, Newey celui de Managing Technical Partner.
Les premiers mois ont été les plus difficiles du projet. Les vibrations du groupe propulseur se sont révélées assez fortes pour qu'une exposition prolongée présente un risque de lésions nerveuses pour les pilotes ; l'écurie a envisagé de limiter les relais à vingt-cinq tours avant de rentrer les deux voitures. À ce problème s'ajoute un excès de poids sur une réglementation entièrement nouvelle.
À la trêve estivale, après douze Grands Prix, Fernando Alonso a inscrit le seul point de l'écurie, une dixième place aux Pays-Bas, et Lance Stroll aucun. Aston Martin occupe le dixième rang du championnat constructeurs. Les sources consultées pour cette fiche divergent entre zéro et un point inscrit, écart qui tient à la date de leur relevé.
Un important paquet d'évolutions est arrivé au Grand Prix de Hongrie. Alonso y a signé la meilleure séance de l'écurie depuis le début de la saison, une treizième place aux premiers essais libres, ce qui donne la mesure du point de départ.
La saison n'est pas terminée à la date de cette fiche, et le projet Newey-Honda a été présenté par Lawrence Stroll comme un cycle pluriannuel. L'AMR26 en est le premier jalon, et le plus bas classement d'Aston Martin depuis son retour en 2021.
Pour la marque, l'enjeu dépasse la grille. Le nom Aston Martin figure sur une monoplace de Formule 1 depuis 2021, et le second siècle du constructeur s'est construit sur cette visibilité autant que sur la gamme routière. Une saison passée en fond de classement se lit donc aussi comme un coût de communication, au moment où l'écurie change de motoriste et de méthode.