L'AMR22 inaugure chez Aston Martin le règlement de l'effet de sol, entré en vigueur en 2022. Elle reçoit le V6 turbo hybride Mercedes-AMG F1 M13 E Performance et une transmission à huit rapports plus une marche arrière.
La saison s'ouvre sans Sebastian Vettel, testé positif au Covid avant le Grand Prix de Bahreïn : Nico Hülkenberg le remplace, avant son retour en Australie. Andrew Green reste directeur technique en chef, avec Akio Haga au dessin et Ian Hall sur les projets futurs ; Dan Fallows, recruté chez Red Bull, arrive en avril.
L'épisode technique de l'année se joue à Barcelone. L'écurie y présente une aérodynamique profondément revue, dont la ressemblance avec celle de Red Bull fait naître une contestation. La FIA examine le dossier et valide les évolutions. Andrew Green explique alors que ses équipes travaillaient depuis six mois sur deux concepts distincts de l'AMR22, et qu'elles ont retenu celui-là.
Les résultats ne suivent pas. Aston Martin termine septième du championnat constructeurs avec 55 points, en recul de vingt-deux unités sur les 77 de l'AMR21. Les meilleures performances de l'année sont trois sixièmes places, à Bakou, Singapour et Suzuka, réparties entre Vettel et Lance Stroll.
Fin juillet, Vettel annonce qu'il quittera la Formule 1 à la fin de la saison. Son siège attire Fernando Alonso, dont le recrutement est confirmé dans les semaines qui suivent et change la trajectoire de l'écurie dès l'année suivante.
L'AMR22 reste la monoplace la moins productive de la période Mercedes. Elle occupe le même septième rang que l'AMR21 avec vingt-deux points de moins, avant que l'AMR23 ne porte l'écurie à la cinquième place et à 280 points.
Ce passage à vide s'explique en partie par un calendrier interne : l'écurie change de concept aérodynamique en cours de saison, recrute son futur directeur technique en avril et perd son pilote le plus expérimenté en fin d'année. La monoplace de 2023 recueille le bénéfice de ces trois mouvements.