L'AMR23 est la monoplace la plus performante qu'Aston Martin ait alignée en Formule 1. Elle doit ce statut à deux arrivées : celle de Dan Fallows à la direction technique, venu de Red Bull, et celle de Fernando Alonso au volant.
La voiture reprend le V6 turbo hybride Mercedes-AMG F1 M14 E Performance et pousse plus loin le concept aérodynamique adopté en cours de saison précédente. Dès le premier Grand Prix, à Bahreïn, Alonso monte sur le podium ; il y remonte en Arabie saoudite, puis termine deuxième à Monaco, au Canada et aux Pays-Bas, et troisième à São Paulo. Huit podiums au total sur la saison.
Le classement final place Aston Martin cinquième du championnat constructeurs avec 280 points, vingt-deux derrière McLaren. Alonso finit quatrième chez les pilotes avec 206 points, son meilleur classement depuis 2013. Lance Stroll complète le total de l'écurie sans podium.
La répartition des podiums raconte la saison mieux que le total. Quatre d'entre eux tombent dans les huit premières manches, à Bahreïn, en Arabie saoudite, à Monaco et au Canada, quand la voiture arrive au niveau des Mercedes et des Ferrari. Les deux derniers, aux Pays-Bas et à São Paulo, sont espacés de sept Grands Prix. McLaren, partie de plus loin, comble l'écart en cours d'année et prive Aston Martin de la quatrième place pour vingt-deux points.
Alonso avait quarante et un ans à sa première course pour l'écurie, et huit podiums en un an contre un seul pour Aston Martin lors de ses deux premières saisons réunies.
L'année 2023 reste celle où le projet de Lawrence Stroll a paru tenir ses promesses. Aston Martin y signe ses huit premiers podiums depuis son retour, contre un seul lors des deux saisons précédentes réunies, et le meilleur total de points de son histoire en Formule 1.
Aucune des monoplaces suivantes n'a retrouvé ce niveau. L'AMR24 termine cinquième avec 94 points et sans podium, l'AMR25 septième avec 89 points, et l'AMR26 ouvre l'ère Honda au dernier rang du classement.